Cancer de la tête et du cou : l’immunothérapie réduit le risque de rechute
L’IUCT-Oncopole annonce une avancée majeure à travers l’étude NIVOPOST-OP publiée dans The Lancet. Précisions.
« Après une chirurgie pour un cancer des voies aérodigestives supérieures (bouche, gorge, larynx), certains patients présentent un risque élevé de rechute malgré le traitement standard adjuvant associant une radiothérapie et chimiothérapie (cisplatine), rappelle dans un communiqué l’IUCT-Oncopole. L’étude NIVOPOST-OP, publiée dans The Lancet, a cherché à savoir si l’ajout d’une immunothérapie, le nivolumab, pouvait améliorer les résultats. Cette étude internationale, promue par le GORTEC, a notamment compté parmi ses acteurs le Dr Anouchka Modesto, oncologue-radiothérapeute à l’Oncopole. » De phase 3, l’étude a inclus 680 patients opérés, répartis aléatoirement en deux groupes : l’un recevait le traitement standard (radiothérapie + chimiothérapie), l’autre recevait en plus l’immunothérapie pendant et après ce traitement. Le critère principal était la survie sans récidive, c’est-à-dire le temps sans rechute du cancer ni décès.
Les résultats montrent que l’ajout de l’immunothérapie réduit significativement le risque de rechute. Trois ans après le traitement, environ 63 % des patients l’ayant reçu n’avaient pas rechuté, contre 52 % dans le groupe standard. Le bénéfice est surtout lié à une diminution des récidives locales et régionales. Cet effet est observé quel que soit le statut PD-L1, un marqueur biologique souvent utilisé en immunothérapie. En contrepartie, les effets indésirables sévères que peuvent induire l’immunothérapie sont un peu plus fréquents, mais n’entrainent pas d’augmentation du nombre de décès liés au traitement.





