Biopsie liquide : des biomarqueurs composites pour les cancers colorectaux, de l’ovaire, et des poumons
Ivaylo Stoimenov, Chatarina Larsson and Tobias Sjöblom ont identifié des biomarqueurs qui pourraient constituer la base de tests capables de détecter le cancer. @ Mikael Wallerstedt
Les annonces concernant la découverte ou la validation de biomarqueurs des cancers sur des biopsies liquides sont désormais régulières. Cette étude suédoise de l’université d’Uppsala consacrée à des biomarqueurs composites dans les cancers colorectaux, de l’ovaire et des poumons se distingue par l’annonce de résultats probants en dépistage et stratification et par le passage prochain à très grande échelle (100 000 patients en vie réelle).
Les chercheurs de l’université d’Uppsala (Suède) se sont intéressés à déterminer pour les cancers colorectaux (CCR), du poumon (CaP) et de l’ovaire (CaO) des biomarqueurs composites : protéomiques et métabolomiques.
Leurs résultats montrent des performances supérieures à celles des tests diagnostiques sanguins et fécaux actuellement approuvés par la FDA pour les trois types de cancers étudiés.
L’étude s’appuie sur près de 2 500 échantillons provenant des biobanques U-CAN et EpiHealth (deux biobanques nationales suédoises). La base de données U-CAN contenait des échantillons de sang prélevés sur des patients atteints de cancer. Les échantillons d’EpiHealth ont été utilisés comme échantillons de contrôle. Un screening de nombreuses protéines a ensuite été effectué pour trouver des biomarqueurs.
« Dans l’étude, nous avons identifié deux protéines qui, lorsqu’elles sont utilisées ensemble, peuvent détecter le cancer de l’ovaire, et un ensemble de quatre protéines qui peuvent révéler la présence du cancer colorectal et du cancer du poumon. Toutes ces protéines étaient comparables, voire supérieures, aux tests de détection du cancer basés sur des échantillons de sang ou de selles« , explique Tobias Sjöblom, dans le communiqué de l’université.
Distinguer les stades tumoraux
En ajoutant un screening des métabolites sur les échantillons des patients atteints de cancers, les chercheurs ont aussi pu identifier différents stades tumoraux notamment pour les cancers de l’ovaire et du poumon.
L’équipe s’attelle désormais à valider la portée clinique de ces biomarqueurs pour un dépistage massif via une étude en vie réelle grâce à la participation de 100 000 participants qui doivent envoyer un échantillon de sang.






