E-FACToR : adapter les thérapies anticancéreuses de manière plus personnalisée

par | 18 septembre 2026

Le Centre Léon Bérard et la start-up française Sirius NeoSight annoncent le lancement de l’étude clinique E-FACToR. Objectif : mieux comprendre pourquoi certains patients répondent efficacement à un traitement alors que d’autres n’en tirent pas le même bénéfice.

Dans un communiqué de presse publié sur son site, le Centre Léon Bérard explique que cette étude E-FACToR (pour Enumeration and Functional Analysis of Circulating Tumor Cells for Homologous Recombination) repose sur une approche innovante permettant d’analyser des cellules tumorales circulant dans le sang à partir d’une simple prise de sang, sans avoir recours à une nouvelle biopsie de la tumeur. L’étude s’appuie sur la technologie développée par Sirius NeoSight. « Lors d’une consultation classique, un simple prélèvement sanguin de 10 mL permet de récupérer les cellules tumorales circulantes (CTC), de rares cellules libérées par la tumeur dans le sang, indique le communiqué de presse. Ces cellules sont ensuite cultivées en laboratoire afin de créer de véritables jumeaux tumoraux 3D : de petites répliques vivantes de la tumeur du patient, reproduisant son état au moment du prélèvement. Ces modèles permettent d’observer directement le comportement des cellules cancéreuses et d’évaluer leur capacité à réparer leur ADN, un mécanisme biologique qui influence notamment l’efficacité de certains traitements comme les inhibiteurs de PARP. Contrairement aux analyses génétiques, qui fournissent une photographie du patrimoine génétique de la tumeur, cette approche apporte une vision dynamique de son fonctionnement réel. »

Objectif de l’étude

Menée au Centre Léon Bérard, l’étude clinique prospective doit inclure 300 patients atteints d’un cancer du sein, de la prostate, de l’ovaire et du pancréas à un stade avancé ou métastatique.

Les chercheurs évalueront notamment si l’analyse fonctionnelle réalisée sur les cellules tumorales circulantes permet de prédire la réponse aux traitements et la survie sans progression des patients recevant des inhibiteurs de PARP et/ou certaines chimiothérapies à base de platine.

En parallèle, l’étude évaluera également l’intérêt du suivi régulier du nombre de cellules tumorales circulantes au cours du traitement afin de mieux suivre l’évolution de la maladie. « Aujourd’hui, les décisions thérapeutiques reposent essentiellement sur les caractéristiques génétiques de la tumeur, conclut le communiqué. Avec l’étude E-FACToR, les équipes souhaitent aller plus loin en s’intéressant non seulement au profil génétique, mais également au comportement réel des cellules cancéreuses. »