Les agents infectieux responsables d’un cancer sur huit
Structure par cryo-microscopie électronique de la protéine de capside majeure du papillomavirus humain de type 16
Une étude menée par le CIRC et publiée dans The Lancet Oncology montre qu’au moins un cancer sur huit est provoqué par un agent infectieux (bactérie, virus, parasite). En tête de liste on retrouve une bactérie, Helicobacter pylori, suivie des virus HPV, EBV et ceux des hépatites sur les 12 agents étudiés.
Publiée dans The Lancet Oncology, cette étude analyse les liens entre 12 agents infectieux et l’apparition des nouveaux cancers : Helicobacter pylori , le papillomavirus humain (HPV), les virus de l’hépatite B (HBV) et C (HCV), le virus d’Epstein-Barr (EBV), l’herpès virus associé au sarcome de Kaposi (HHV-8), Schistosoma haematobium , le virus lymphotrope T humain (HTLV-1), Opisthorchis viverrini , Clonorchis sinensis , le polyomavirus de Merkel et le VIH
Un tableau actualisé
Cette étude dresse un tableau actualisé de la charge du cancer attribuable aux infections, en tenant compte des données les plus récentes et des progrès réalisés dans la compréhension de la causalité du cancer. Elle s’appuie notamment sur les données de la base GLOBOCAN 2024. Par rapport à l’état des lieux publié en 2018, les chercheurs soulignent qu’ils ont pu intégrer 16 paires d’infection-type de cancer supplémentaires.
Des cancers évitables par la prévention
En conclusion de leur travail, les experts insistent sur l’importance de la maîtrise de ces infections pour prévenir les cancers. Ils font remarquer que des solutions relativement simples comme la vaccination (HPV et HBV), les dépistages de manière générale et les traitements simples ou prophylactique (pour le VIH) ont fait leur preuve mais sont trop souvent sous-utilisés.
Rappelant les chiffres du » fardeau mondial du cancer qui devrait passer de 20 millions de nouveaux cas en 2024 à 35 millions en 2050, du seul fait du vieillissement de la population et que « les agents infectieux constituent une cause majeure de cancer évitable à l’échelle mondiale et seraient le principal facteur de risque modifiable de cancer chez les femmes dans 141 pays et chez les hommes dans 58 pays ».


