Les Assises 2025 se posent à Toulouse
Le bâtiment de l’Institut universitaire de cancérologie de Toulouse, au sein de l’Oncopole.
Le laboratoire d’anatomopathologie comprend plus de 110 collaborateurs (techniciens, ingénieurs
de biologie moléculaire ou de traitement numérique, etc.), dont une trentaine de médecins.
@IUCT-Oncopole
Les Assises de Pathologie, organisées par l’AIP-DF, posent leurs valises à Toulouse, où l’anatomopathologie est très dynamique, portée notamment par l’IUCT et le groupe Medipath. Focus sur le programme et la région avec ses deux organisatrices, les docteures Anne Gomez et Pomone Richard.
Les Assises n’ont pas changé de formule. L’organisation est orchestrée par des pathologistes de la région d’accueil. Pour cette édition 2025, il s’agit de la professeure Anne Gomez pour le secteur public et de la docteure Pomone Richard pour le secteur libéral ; sous la houlette de la présidente de la Division française de l’Association internationale de Pathologie (AIP-DF), la docteure Magali Lacroix-Triki.
Pourquoi Toulouse ?
« C’est une grande ville universitaire, avec une forte dynamique locale en matière d’anatomopathologie, notamment avec la présence du département de pathologie de l’Institut Universitaire du Cancer (IUCT) et de Medipath, qui sont particulièrement à la pointe sur les sujets actuels et d’avenir », témoignent d’une même voix les docteures Pomone Richard et Anne Gomez. « Le département de pathologie de l’IUCT, localisé sur le site de l’Oncopole, et la région ont été pionniers en matière de biologie moléculaire et d’intelligence artificielle, précise Anne Gomez, PU-PH à l’Oncopole et membre du bureau de l’AIP. Notre laboratoire dispose ainsi d’une plateforme de biologie moléculaire intégrée équipée des dernières technologies, comme le NGS dernière génération et la solution IMAG’IN, plateforme de pathologie numérique à la pointe de l’innovation, qui permet de développer des techniques de marquage spécifique de cibles thérapeutiques, d’imagerie ou d’analyse. »
« Dans le secteur privé, ajoute Pomone Richard, responsable innovation du groupe français Medipath, notre approche innovante est très voisine de celle de l’Oncopole : dès 2016, nous avons créé la première plateforme de biologie moléculaire libérale et indépendante, puis, dès 2020, nous avons été pionniers en Europe de l’utilisation en routine d’un algorithme d’intelligence artificielle diagnostique. Nous collaborons également avec de nombreux centres de recherche, aussi bien académiques que privés, tels que des industriels, mais aussi de jeunes start-up majoritairement françaises. »
Enfin, la professeure Anne Gomez souligne : « Le département de pathologie de l’IUCT Oncopole est l’un des plus grands laboratoires d’Europe, avec des experts référents dans tous les cancers, dynamiques et impliqués tant au niveau du diagnostic que de l’enseignement et de la recherche, avec un rayonnement national et au-delà. L’organisation des Assises est une occasion unique de valoriser leur travail et leur engagement. »
Les Assises sont toujours un moment de convivialité et d’échange très particuliers. Les internes y viennent souvent en nombre, ce qui donne une belle dynamique au congrès. Et cette année, ce sera l’occasion de faire rayonner notre belle ville de Toulouse.
L’un des thèmes principaux est le sarcome, pourquoi ce choix ?
« C’est une de nos expertises phares à Toulouse, répond Anne Gomez, cette activité “sarcomes” est partagée entre le docteur Philippe Rochaix et moi-même. Nous sommes, lui et moi, experts dans le domaine et impliqués dans le réseau NETSARC+. » Pomone Richard complète : « Cette expertise est assurée par trois pathologistes experts au sein de Medipath et, plus particulièrement, par la docteure Sophie Le Guellec dans la région. » Là encore, les deux organisatrices parlent à l’unisson : «Les sarcomes sont un diagnostic rare et il est crucial d’avoir les bons réflexes pour les reconnaître et ne pas passer à côté. C’est pourquoi nous avons construit le programme avec une approche par organe, pour que les différents pathologistes puissent s’y retrouver en fonction de leur propre spécialité. »
Nous espérons, comme chaque année lors des Assises, recevoir plusieurs centaines de pathologistes pour partager nos expériences professionnelles et contribuer à unifier la profession en dépassant les clivages entre privé et public et en repartant avec des connaissances à jour et des messages positifs pour toute la profession.
Pouvez-vous nous en dire plus sur les autres thèmes ?
« Bien sûr, on ne parlera pas que du sarcome, on abordera, par exemple, les tumeurs indifférenciées et les pièces opératoires après chimiothérapies néo-adjuvantes », précise la docteure Richard. « À ce sujet, un travail est en cours pour élaborer des comptes rendus standardisés, afin que les cliniciens puissent plus facilement utiliser nos données pour adapter leur stratégie thérapeutique », complète Anne Gomez.
D’autres sujets sont aussi au programme, dont la biopathologie moléculaire et l’IA — deux thématiques incontournables aujourd’hui dans l’évolution de l’anatomopathologie.
Dans la région
La dynamique locale en matière d’anatomopathologie se traduit aussi par des initiatives
originales, comme ces expositions installées à l’occasion de Mars Bleu, sous l’impulsion de la
Dr Florence Breibach, du cabinet de pathologie de Medipath Toulouse S.O. Path.
L’exposition, baptisée « Voyage au cœur des cellules : l’art du diagnostic », a été installée à la clinique des Cèdres et à la clinique de la Croix du Sud (sur cette photo), durant deux mois. « Je trouve
que notre monde est assez merveilleux et j’ai trouvé que c’était un moyen à la fois visuel et beau de faire entrer les patients et les soignants non spécialistes dans notre univers et de leur expliquer une partie de notre travail », précise la docteure Florence Breibach.
@Florence Breibach





