Congrès annuel de l’association française d’histotechnologie
L’histologie se met au parfum de Grasse
Du 18 juin au 20 juin 2025, l’association française d’histotechnologie se réunit, à Grasse, pour trois jours d’échanges intenses et conviviaux. Nathalie Accart, sa présidente, nous dresse en quelques mots un portrait de l’association et de son congrès annuel.
En pensant à l’AFH, quel est le premier mot qui vous vient à l’esprit ?
Une famille.
Car c’est bien plus que le regroupement de professionnels autour d’une même discipline. Les liens que nous avons noués au fil du temps vont bien au-delà des relations professionnelles. Notre association c’est aussi apprendre, partager, éduquer les nouveaux et la jeunesse et partager de bons moments. Comme dans une famille.
Quel adjectif utiliseriez-vous pour qualifier votre congrès annuel ?
Fédérateur – sans aucun doute.
Car pour ces congrès, nous construisons notre programme pour qu’il puisse être accessible à tous, quel que soit le domaine d’application dans lesquels les participants évoluent. Parce que, ce que nous partageons, ce sont des problématiques techniques et technologiques. Nous sommes des techniciens avec les mains dans le cambouis et nous devons régler et progresser sur des questions techniques. Cette fédération passe par la communication horizontale. Pas d’un orateur vers une audience, mais simplement entre pairs. Et les discussions informelles qui se nouent en dehors du congrès officiel sont tout aussi, voire plus, importantes. Car elles ouvrent la porte à la suite : oser poser des questions et reprendre contact pour s’entraider notamment. A ce sujet, nous avons amélioré notre forum de questions/réponses car cet outil au service de tous est essentiel pour poursuivre les échanges initiés lors des congrès.
Comment voyez-vous l’évolution des technologies dans les années à venir ?
En maturation.
Certaines technologies sont apparues ces 10 dernières années, et comme pour toute nouveauté il y a un engouement au départ de la part des fournisseurs et des utilisateurs pour tester les potentialités, un peu tous azimuts. Mais aujourd’hui je pense que nous entrons dans une phase de maturation de certaines d’entre elles – comme tout ce qui touche à la transcriptomique par exemple. Au départ, les nouvelles technologies sont chères, tout le monde ne peut pas suivre. Et il faut attendre que les technologies et leurs applications mûrissent et s’améliorent pour toucher un plus grand nombre d’utilisateurs. C’est aussi l’un des points d’échange lors de notre congrès : le contact entre les fournisseurs exposant leur matériel (26 cette année) et les congressistes (plus de 150). Cela se fait au travers d’ateliers tournants d’une quinzaine de minutes qui laissent du temps pour les questions et les échanges.




