Les ACP d’Angers et Le Mans passent au numérique

par | 30 avril 2026

Le CHU d’Angers et le CH du Mans ont pris le virage du numérique depuis mars 2026 : au total se sont donc 6 scanners de lames qui ont été installés et un système de gestion d’image partagée par les deux établissements pour faciliter le travail collaboratif à distance.

Deux des quatre scanners installés au CHU d'Angers. Ici, François, technicien au sein du service Pathologie cellulaire et tissulaire, insère des lames de verre pour les numériser. @Catherine-JOUANNET -CHU Angers

Ce passage à la numérisation des lames s’est accompagné pour chacun des établissements par une réorganisation des services d’une part et par un renforcement de la collaboration entre les deux établissements d’autre part.

Au Mans, un financement intégral

Pour le CH du Mans, ce projet représente un investissement de 1,15 million d’euros qui ont servi à financer :

  • 2 scanners de lames (un 3e scanner viendra à terme)
  • les autres équipements nécessaires (automates de colorations standard, postes informatiques)
  • et les travaux d’aménagement du service.

Le budget a été couvert dans sa totalité par les partenaires publics et des mécènes :

  • soutien de 660 000 € par l’ARS ;
  • 250 000 € par Le Mans Métropole ;
  • 200 000 € par le comité départemental de la Ligue contre le cancer ;
  • 40 000 € par les mécènes de l’établissement.

Le CHU d’Angers assure le stockage numérique

Pour le CHU d’Angers, ce projet représente un investissement de 1,38 million d’euros réparti en :

  • 597 000 € d’acquisition de scanners, au nombre de 4 : 1 dédié aux urgences, 1 à la fluorescence et 2 à haut débit.
  • 140 000 € d’acquisition d’équipements complémentaires comme des automates de coloration,
  • 340 000 € pour le numérique (stockage des données et interfaces notamment),
  • 300 000 € de travaux notamment de génie climatique ont été réalisés pour moderniser le laboratoire d’anatomocytopathologie.

Le financement à Angers a été couvert par le comité départemental de Maine-et-Loire de la Ligue contre le cancer, à hauteur de 600 000 € ;
et l’Agence régionale de santé des Pays de la Loire au titre du fonds d’intervention régional (FIR) et du fonds pour la modernisation et l’investissement en santé (FMIS) dédié ici à l’anatomocytopathologie à hauteur de 716 800 €.

Une évolution essentielle

Dans le dossier de presse des établissements, la Pre Marie-Christine Copin, cheffe de service au CHU d’Angers et la Dre Justine Wacquet, cheffe de service adjointe au CH du Mans estiment toutes deux que « cette numérisation était un passage obligé. Ne pas franchir ce cap aurait fragilisé nos établissements ».
La plateforme commune numérique entre le CHU et le CH devraient apporter de nombreux bénéfices tant pour le service rendu au patient que pour les équipes hospitalières grâce à des échanges d’expertise rapides et sécurisés et une solidarité inter-hospitalière plus facile dans un contexte où les équipes sont toutes en tension. La numérisation permettra aussi des RCP plus fluides avec une bonne visualisation des images pour tous les participants.
Le CHU d’Angers est l’établissement recours de l’hémi-région Est des Pays de la Loire

Attractivité et formation

Les deux établissements sont aussi conscient qu’en modernisant les outils et les pratiques, la numérisation contribue à rendre leurs établissements et la spécialité plus attractive pour attirer des internes. Ainsi, les cheffes de service soulignent que « cette numérisation ouvre le champ des possibles pour faire évoluer la formation des internes, l’enrichir et accentuer la collégialité des enseignements au-delà du compagnonnage déjà en place tout au long de l’internat ». A moyen terme, les deux équipes envisagent de constituer une banque de lames numérisées dédiée à la formation, en complément de la banque nationale.
La prochaine étape sera l’acquisition et le déploiement d’outils de diagnostics basés sur l’IA à la foie pour le diagnostic et pour la recherche.