Congrès de l’AFH, l’histo est entrée dans l’arène
Toujours dans une ambiance conviviale et collective, la traditionnelle photo de groupe exige coordination et bienveillance de tous.
Du 10 au 12 juin, l’association française d’histotechnologie tenait son congrès annuel à Nîmes, dans le nouveau centre de congrès, à deux pas des arènes. Plus de 150 congressistes et 30 partenaires ont pris l’histo par les cornes pour en partager les pratiques.
Comme à son habitude le programme scientifique du congrès était riche et très technique. Suscitant toujours beaucoup d’échanges et de curiosité sur les techniques utilisés par les uns et les autres dans des domaines très différents !
La palme de l’étrangeté – qui a fait largement jasé dans les cars en route pour la soirée de gala – revient sans aucun doute au gigantisme du spermatozoïde de la drosophile : celui-ci pouvant être plus long que le corps lui-même de ce petit insecte tant étudié en biologie. Une information qui ne doit pas cacher le but de cette session qui visait à présenter une application de la microscopie par expansion…
Au coeur de nombreuses présentations : les différentes techniques et solutions de biologie spatiale avec leurs contraintes et leurs limites illustrées dans de nombreux travaux de recherches. Un écho parfait aux partenaires présents sur l’exposition dont une bonne partie étaient consacrées à ces technologies.
Ne pas oublier les essentiels
Comme nous le rappelait Nelly Pirot (voir cette interview pré-congrès), les nouvelles techno ne seraient rien sans une bonne maîtrise des techniques de bases de l’histologie, des rappels conscienscieusement suivis par les congressistes.
Voir plus large
Cette édition 2026 a aussi été l’occasion de revenir sur des sujets qui peuvent devenir limitant quand on entame des programmes de recherches avec les nouvelles technologies d’imagerie d’histologie : la gestion et le partage des données et des images numériques. A travers le déploiement du SGL des laboratoires de Nîmes, c’est toutes les (bonnes) questions qui se posent qui ont pu être balayées : scanner, oui, mais quoi ? Stocker, oui, mais quoi, combien de temps, pourquoi ? Comment partager et protéger ? etc.
Côté partenaires, comme à son habitude, l’exposition a été très animée et les congressistes, via les ateliers de démonstrations programmés toujours actifs auprès des exposants pour découvrir leurs offres et les challenger avec des questions techniques et pragmatiques.

La soirée du jeudi, dépaysante, s’est tenue dans une manade, au cœur de la culture camarguaise du taureau. @S.H
Les concours
Concours poster
Le 1er prix, sponsorisé par Miltenyi Biotec, a été décerné au poster « Congeler sans casser : saccharose ou DMSO ? », réalisé par Amy Morel, Laura Soro-Cantin, Valentin Garcia, Bénédicte Lemmers et Iria Gonzales-Depeso-Reyes, du REHM et de l’Institut de génétique moléculaire de Montpellier. Il compare deux protocoles de cryoprotection (saccharose et DMSO) sur plusieurs tissus.
Concours photo
Le 1er prix, sponsorisé par Eurobio Scientific, a été décerné à Alice Ruelle (NAMSA) pour « Jupiter, The Giant Thrombus », Thrombus observé au microscope sur une coupe histologique réalisée à 4 µm d’épaisseur et colorée en HES, dans une étude cardiovasculaire conduite chez la brebis.
- Découvrez le congrès, les publications de l’AFH, les posters et les toutes les photos sur le site de l’AFH : afhisto.fr.

